À 37 ans, j’ai grandi des pieds, des mains, mon visage a changé, j’ai pris du poids. Puis il y a eu l’apnée du sommeil, les douleurs articulaires, la disparition de mes règles, des maux de tête, des pertes de mémoire…    Ce fut plusieurs années de doute et de douleurs psychologiques. Après avoir vu de nombreux médecins, le diagnostic est tombé avec l’aide d’une endocrinologue. Je suis acromégale.  L’acromégalie est une maladie grave et invalidante qui peut toucher chacun d’entre nous. Il s’agit d’une tumeur bénigne située sur l’hypophyse, qui sécrète de l’hormone de croissance en excès. En raison de l’apparition lente et insidieuse de tous les symptômes, il faut entre sept et dix ans pour diagnostiquer la maladie, d’où le risque de complications comme le diabète, l’hypertension artérielle, les troubles du rythme cardiaque et le risque de cancer plus élevé. Pourtant, elle se soigne et, si elle est diagnostiquée assez tôt, la guérison est possible.

Mon témoignage

EXTRAITS DE MON JOURNAL

Depuis 2011

Les problèmes se succèdent les uns après les autres. Pire, ils se multiplient et finissent par me fragiliser physiquement et psychologiquement. Ma qualité de vie se dégrade de mois en mois.

L’année 2012

Bilan après deux ans de symptômes aussi divers que variés : aucun lien n’est fait entre eux. Soit je suis Alzheimer, soit j’ai un cancer des os, du colon… Je suis en hypothyroïdie, en hyperthyroïdie. Je fais donc des recherches et je lis des choses qui me font très peur. Alors j’arrête de lire et je me dis que je suis peut-être devenue hypocondriaque.

Avril 2013

Il y a quelques jours, je connaissais à peine le métier d’endocrinologue et là le diagnostic tombe avec son lot de questions : l’hypophyse ? l’hormone de croissance ? l’acromégalie ?…